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Châssimétrie

Chassimétrie

formation contrôleur technique automobile 

Le contrôle de la châssimétrie est obligatoire dans plusieurs pays européens lors du contrôle technique automobile...

Rappel historique de l'évolution du parc automobile. Le système étant robuste et fiable que de nombreux constructeurs homologuent ce dispositif dans leurs réseaux. Les compagnies d'assurance agréent elles aussi les carrossiers. Les marbres suivent leurs évolutions en s'équipant des roues pour être mobile, des pinces d'encrage pour brider le véhicule, et d'un système de traction angulaire qui permet de tirer le véhicule dans toutes les directions.

Dans les années 1970 vont apparaître un système de contrôle tridimensionnel à faisceau optique basé sur le faisceau lumineux appelé "laser". En 1990 on commence à utiliser les systèmes de mesure tridimensionnelle assistée par ordinateur.


Dataliner entreprise américaine fut l'un des premiers à utiliser un ordinateur ensuite en 1993 blakhawk présentera le "shark" technologie utilisant l'informatique principe basé sur les ultrasons. Des micros placés sur une poutre captent les ultrasons et déterminent par trigonométrie la position d'accrochages des sondes. La marque américaine "Chief" lance le Génésis dont 2 lasers tournant à grande vitesse lisent les codes-barres des cibles positionnées sous le véhicule.

Comme les autres systèmes un câble électrique relie la poutre à l'ordinateur Car-o-Tronic outil à mesure coulissant grâce à 2 rails placés sur le marbre fonctionne sous le même principe. Celette propose son Naja à mesurer mais un seul rail sert de positionnement dont le point de référence est en dehors du véhicule.

Le système peut être utilisé sur le marbre ou sous un pont élévateur. Nouveauté les appareils transmettent les données à l'ordinateur par fréquence radio (bluetooth).


Ce contrôle permet de rassurer le client sur la bonne conformité des valeurs de déformation du châssi par rapport aux valeurs de référence du constructeur automobile.

Un véhicule automobile est constitué d'une structure dit "autoporteuse" c'est-à-dire un assemblage de tôles emboutis à la presse reliées entre elles par soudage.


Le véhicule se compose de 2 parties :
L'infrastructure qui compose le soubassement et la superstructure qui constitue la partie supérieure.
La superstructure compose la partie supérieure du véhicule.
Dans un souci et un esprit permanent de sécurité les constructeurs ont réalisés sur la structure du véhicule des points de déformations afin de renforcer la sécurité des ces occupants.
Suivant l'importance du choc, on peut considérer trois degrés de déformation:


Premier degré
Le choc ne concerne que les éléments d'habillage, aile,capot, etc..... Ces éléments ont un positionnement précis et satisfont aux conditions d'esthétiques et de fonctionnement.
Le contrôle de ces éléments s'effectue visuellement, tactilement, dimensionnellement ou fonctionnellement en mesurant les jeux, les alignements ou les affleurements.


Deuxième degré
Le choc a provoqué des déformations permanentes de la structure mais n'entraînant pas d'incidence sur le comportement dynamique du véhicule. Les déformations soupçonnées rendent impossibles le fonctionnement normal ou le réglage des éléments amovibles ou mobiles.


Troisième degré
Le véhicule présente des déformations de la superstructure qui ont atteint la géométrie d'origine, entraînant des déformations secondaires : encadrement des ouvrants, positionnement des organes mécaniques, etc.... Le véhicule présente des anomalies
dans son comportement routier.


La réparation nécessite l'emploi d'un banc de mesure ou d'un marbre ainsi que des moyens de redressage pour le remplacement d'éléments d'infrastructure.

Une pige équipée d'un mètre à ruban permet de mesurer des écarts et comparer la symétrie des points d'un côté par rapport à l'autre en longueur et en diagonale. II confirme la déformation des éléments sans toutefois préciser le sens des déformations.
Grâce au système tridimensionnel il sera possible de définir le sens de déformation à savoir :
● La hauteur
● La largeur
● La longueur
On rencontre une multitude de points sur le soubassement d'un véhicule.

Cependant, il est indispensable de les identifier précisément de façon à choisir les plus judicieux afin d'éditer un rapport de mesure fiable.

Points mécaniques : points de référence servant à réaliser la mise en assiette.

Trous pilotes : servant à positionner le véhicule sur la chaîne de montage pouvant aussi servir de point de substitution dans le cas où les points mécaniques seraient endommagés.

Points constructeur : points de contrôle indiqués sur la fiche du matériel de mesure servant à effectuer un relevé de cotes permettant le diagnostic des déformations.

Principe du Naja
Le système de mesure sur rail NAJA permet de mesurer les points d'un soubassement à l'aide d'un capteur relié par un bras en carbone à la tête de lecture.
Le technicien vient appliquer le capteur au point à mesurer à l'aide d'un bouton situé sur le capteur : il valide le point.

Les informations validées sont transmises entre le système de mesure et l'ordinateur par radio, ce qui évite la gêne occasionnée par les fils. Grâce à un logiciel, les mesures transmises sont analysées pour être comparées au plan de soubassement du constructeur.

Les points de déformation non conforme aux données constructeur sont indiqué par un point rouge et donne le sens de déformation de l'élément concerné.

Des diagonales seront tracé sur les points mesurés afin d'identifier l'écart mesuré et les cotes définies par le constructeur.











Il faut vérifier le positionnement des points pilotes définis par le constructeur pour la réparation de la structure et s'assurer que la zone sensible définie comme étant le quadrilatère de carrosserie délimité par les points de fixation des trains roulants n'est pas déformée. Il sera ensuite établi une attestation écrite sur les valeurs de la géométrie du soubassement avant et après remise en état.

Après réparation par le carrossier l'impression des cotes de vérinages et les mesures à la fin du travail attestent de la conformité de la réparation et reste dans le dossier du client. L'expert peut s'assurer que les réparations sont correctement effectuées et que le véhicule est en état de circuler.